4 questions à Florent Varak sur « La grande histoire » de l’Evangile

À l’occasion de la sortie de sa contribution dans la série L’Evangile.net (L’Evangile.net – La grande histoire, voir ici), Florent Varak répond à nos traditionnelles 4 questions.

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Guillaume Bourin (GB) : Florent, les lecteurs assidus du Bon Combat te connaissent bien pour ton souci d’une théologie de la création robuste. Mais peut-on réellement dire que cette doctrine est si centrale ? Par exemple, est-elle importante pour les non croyants ? Est-ce l’un des premiers sujets que les personnes « en recherche » devraient aborder ? 

Florent Varak (FV) : C’est sûr ! Avec la première lecture (extraits de Gen 1 & 2), c’est la première question que posent quasiment tous les participants que j’ai accompagnés. « Comment, au 21esiècle, peut-on croire en la création ? Est-ce que tu crois vraiment en 6 jours de création… en Adam et Ève ? » Et ma réponse est invariable… « c’est une excellente question, légitime ! Mais je ne cherche pas à te faire croire. Mon objectif c’est que tu comprennes. Pas que tu croies. Quand tu auras découvert La grande histoire, tu auras une idée plus précise de Dieu et de l’espérance qu’il propose. Le premier socle de cette histoire, c’est que Dieu a créé le monde. Pas le néant… »

J’évite totalement le débat science-bible, parce qu’il est inaudible et stérile pour comprendre l’Evangile. Si vraiment la personne pousse beaucoup, je lui dis: « écoute, il y a plusieurs manières de lire Gen 1 & 2, et il y a des scientifiques qui croient en la Bible … si vraiment c’est un sujet fondamental, à la fin du parcours, on prend une soirée spéciale sur la question des origines… » A ce jour, personne parmi la cinquantaine de non-chrétiens que j’ai personnellement accompagnés dans ce processus, n’a réclamé cette soirée.

Et puis j’enchaîne tout de suite avec les questions proposées. Je veux qu’ils voient la vie par le prisme de l’Écriture : quelle est la valeur de la vie si le monde n’est pas le fruit du hasard ? Si tous les hommes et toutes les femmes sont à l’image de Dieu ? Il y a une anxiété fondamentale qui trouve un vrai apaisement dans ces réalisations.

Le second thème a tout autant de « bizarreries » pour l’homme moderne (le serpent, le fruit défendu, etc.). Mais quand une personne comprend que le problème fondamental, c’est l’autonomie, l’indépendance morale… Quand une personne voit que le couple se brise avec un jugement de l’autre, avec une quête de sens dans une relation ou un travail toujours insatisfaisant… soudainement, les participants se disent que la Bible a peut-être quelque chose à nous dire, à nous les « modernes ».

 

 

 

(GB) : Tu utilises depuis quelques années une méthode de type « création à Christ » pour faire découvrir l’Evangile à tes amis non croyants en recherche. Peux-tu nous en dire plus ? 

(FV): La première année de mon ministère, j’ai conduit 20 personnes à Christ et je me sentais vraiment un pro ! L’année suivante, seule 2 d’entre elles demeuraient en Christ. Au-delà de la tristesse ressentie, j’ai compris que je prêchais un évangile de décision : « accepter Jésus dans son cœur », « choisir de se convertir ». Or, si la décision est une réponse appropriée à l’œuvre initiale de l’Esprit qui appelle à Christ, elle doit se fonder sur une juste compréhension de Christ et de son œuvre.

Parallèlement, j’ai vu le film Ee-Taow réalisé par New Tribes Mission. J’étais bouleversé. La prémisse de cette approche était simple : si 2000 personnes se sont converties à Pentecôte à la prédication de Pierre, c’est (entre autres) parce qu’il y avait eu 2000 ans d’histoires rédemptrices qui ont préparé le peuple à reconnaître leur besoin de purification et de pardon. Fort de ce constat, je me suis demandé quelles étaient les histoires clés de la Bible qui permettrait à un français moyen de comprendre sa trame. BLF vient de publier l’édition définitive, après une dizaine de révisions et d’adaptations.

Quand j’étais pasteur de l’Église de Cusset, nous avions plusieurs non chrétiens chaque dimanche. Si une personne manifestait le désir d’en savoir plus, nous proposions systématiquement ce parcours. Puis nous avons formé une dizaine de personnes à l’utilisation de cet outil. D’autres organisations s’en sont saisies, le mouvement était lancé !

Aujourd’hui, je travaille avec nos équipes à un outil adapté pour le monde animiste, et un autre adapté au monde musulman. Ce qui m’émerveille, c’est à quel point la Bible comprend la préoccupation des nations, et à quel point l’Évangile, la personne même de Jésus, y répond.

 

 

(GB) : Majestart vient d’adapter ta méthode dans le cadre de sa suite de ressources « L’Evangile.net ». En quoi cette nouveauté apporte-t-elle un plus à l’approche que tu as mise en place, et quelle est sa place dans la série L’Evangile.net?

(FV) : Je suis un fan de L’Evangile.net. Je suis un fan de toute méthode qui respecte le chemin personnel de l’individu, et qui propose une vraie découverte de la personne et de l’œuvre de Jésus Christ. J’utilise beaucoup cet Évangile lorsqu’une rencontre me permet de discuter quelque peu de Jésus, sans toutefois aller plus loin. J’ai aussi réalisé un court tract qui présente la Bible en 1, 10, 100 mots (et qui a quelques extraits), et qui renvoie l’Évangile.net. C’est ce que j’utilise si j’ai une courte conversation sur la foi. [Si ce tract vous intéresse, téléchargez-le ici. Le mode opératoire est, quant à lui, téléchargeable ici.]

L’outil « La grande histoire » requiert au moins 6 rencontres. Certains animateurs préfèrent le faire en 12 rencontres, mais je suis trop pressé pour le faire ainsi ! En tout cas cet outil est plus exigeant. Je dis souvent aux futurs participants « une fois dans votre vie, découvrez ce que la Bible dit ». C’est vraiment intéressant, les gens veulent en savoir plus.

Voilà le contrat moral que je propose aux participants et aux animateurs :

  • Tu lis en amont et tu utilises un surligneur ou tu notes des mots clés en préparation de nos discussions.
  • Nous ne prendrons jamais plus de 45 min à 1 heure par session. C’est jouable.
  • Tu ne retireras que ce que tu auras investi dans ce processus. Je ne viens pas comme enseignant, mais comme animateur.
  • Je ne cherche pas à ce que tu croies, mais à ce que tu comprennes. La foi, c’est entre Dieu et toi…

 

Je me rends disponible, les matins, entre midi et deux, les soirs… en individuel ou en groupe. Je m’adapte le plus possible au rythme de mes amis.

 

 

(GB) : Qui devrait se procurer cette ressource ? Donne nous trois raisons de l’acheter ! 

Tous ceux qui ont de la peine à articuler le message global de la Bible. Tous ceux qui aiment parler de la foi à leurs amis sans trop savoir comment. Tous les responsables d’Église qui veulent former des évangélistes dans leur assemblée.

Trois raisons ?

  • Parce que Jean Schott et Majestart ont fait un travail MAGNIFIQUE de mise en page. C’est un bel ouvrage, qui motive à la découverte.
  • Parce qu’il est simple d’utilisation et que n’importe qui peut se l’approprier, et le faire découvrir.
  • Parce que la Parole de Dieu est puissante pour transformer les cœurs

 

Une autre raison : parce qu’il n’est pas cher J.

 

Merci Florent ! 

 

 

 

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Alex Lopez est l'éditeur du podcast Que dit la Bible ? et de la série d'entretiens du Bon Combat baptisée 4 questions. Il étudie la théologie et le counseling biblique au Séminaire Évangélique Baptiste du Québec (SEMBEQ) et à la Fondation du Counseling Biblique. Alex est marié à Natacha.