Dieu a-t-il quelque chose à dire au sujet des méthodes que nous employons dans nos Églises ?

Les méthodes que nous employons dans nos Eglises sont-elles importantes, ou bien Dieu nous laisse-t-il libre et responsables de nos choix en la matière ? Je me (re)penche sur cette question alors que je me prépare à participer à un session intensive de 9Marks en mars 2020, avec plusieurs amis et collègues Québécois et Français. Mark Dever, le président de 9Marks, pense que nos méthodes devraient directement s’inspirer de celles de Dieu, et je suis d’accord avec lui.

Voici quatre points qu’il souligne dans L’Eglise intentionnelle (Clé, 2007. Procurez-vous cet ouvrage ici) :

« (1) La théologie conduit la méthode. Que nous le sachions ou non, notre façon de penser l’Évangile forgera notre manière de le partager. Notre théologie de la Bonne Nouvelle influencera notre façon de bâtir l’Église.

(2) Les méthodes de Dieu doivent déterminer les nôtres. Nos méthodes pour planter et arroser la vigne du Seigneur doivent être choisies en harmonie avec la sienne: l’Évangile, prêché fidèlement par ses serviteurs. Travailler contre les processus de Dieu revient à s’opposer à ses objectifs .

(3) L’Évangile nous rend capables et nous forme à participer à ses objectifs. Il nous est impossible d’entrer dans le royaume de Dieu, et encore moins d’y servir, sans que son Évangile œuvre d’abord dans nos cœurs. Nous ne pouvons pas non plus avoir un ministère dans son royaume sans que son Évangile nous donne les paramètres pour le faire. L’Évangile seul doit décider du fond et de la forme de toute méthode que nous employons.

(4) Nous devons mesurer notre succès par notre fidélité à l’Évangile, non par nos résultats. La puissance de Dieu pour une vie spirituelle et une sainteté authentiques se trouve dans l’Évangile. La fidélité est de la plus haute importance, et non l’innovation ou les résultats immédiats et vi- sibles. Simon le magicien savait attirer les foules, on l’appelait même « la puissance de Dieu » ; mais sa puissance, ses motivations et son mes- sage étaient faux (Ac 8.9-11). Nous sommes appelés à être des messa- gers fidèles. Dieu seul fait croître (1Co 3.6-7), et il le fait grâce à l’Évangile (Ro 10.14-17 ; Ga 3.1-5). »

Mark Dever conclut en rappelant que nos méthodes devraient toutes être conformes à l’Evangile du Christ :

« L’Évangile consiste en ceci : Dieu est notre saint Créateur et notre juste Juge. Il nous a créés pour le glorifier et pour que nous nous réjouissions en lui pour l’éternité, mais nous avons tous péché, par Adam, et par nos propres actions individuelles (Ro 5.12 ; 3.23). À cause de cela, nous méritons la mort – une séparation spirituelle d’avec Dieu, et une éternité en enfer (Ro 6.23 ; Ep 2.3). Nous sommes en fait des mort-nés spirituels, sans force dans notre péché (Ps 51.7 ; Ro 5.6-8 ; Ep 2.1), ayant besoin que Dieu nous donne la vie spirituelle (Ez 37.1-14 ; Jn 3.3). Pour cela, Dieu nous a envoyé son Fils, Jésus-Christ, pleinement Dieu et pleinement homme (Ph 2.5-11), pour mourir à notre place, et il l’a res- suscité pour notre justification, montrant qu’il était vraiment le Fils de Dieu (Ro 5.1 ; 1.4). Si nous voulons que la justice parfaite de Dieu nous soit attribuée, et qu’il efface nos péchés, nous devons nous en repentir et croire en Jésus-Christ pour notre salut (2Co 5.21 ; Mr 1.14-15).

C’est seulement cet Évangile (Ga 1.6-9) que nous devons prêcher (2Ti 4.2). Cet Évangile seul contient la théologie qui doit conduire nos méthodes de ministère. Cet Évangile seul est celui dont Dieu se sert pour appeler son peuple. Cet Évangile seul nous rend capables et nous forme pour nous rendre participants à la rédemption de Dieu. Par conséquent, cet Évangile seul est capable de mesurer et d’évaluer nos méthodes et nos ministères. »

Ces ressources pourraient vous intéresser :

 

 

Abonnez-vous au Bon Combat

Recevez tous nos nouveaux articles directement sur votre boîte mail ! Garanti sans spam.

Guillaume Bourin est pasteur de l'Église réformée baptiste de la Trinité, à Montréal (Québec, Canada). Il s'intéresse particulièrement à l'exégèse et à l'intertextualité de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Guillaume est titulaire de deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary, USA) et il est actuellement candidat au doctorat à l'Université d'Aberdeen (Ecosse).