Si vous croyez à l’autorité des Écritures, vous examinerez les Écritures

 

Kevin DeYoung, dans son livre Croire Dieu sur parole (à commander ici), rappelle qu’examiner attentivement les Écritures n’est pas une marque d’incrédulité. L’exemple des juifs de Bérée suggère plutôt le contraire.

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En comparaison [avec ceux de Thessalonique], les Juifs de Bérée se sont montrés plus nobles que leurs homologues de Thessalonique. Ils étaient désireux d’entendre la parole et persévéraient dans l’étude des Écritures (v. 11). Ils examinaient chaque jour les Écritures pour vérifier si la prédication de Paul pouvait être étayée par la parole de Dieu. Ils réfléchissaient, mettaient à l’épreuve ce qu’ils avaient entendu, s’efforçaient de discerner ce qui était vrai…

Quand j’interviens comme orateur dans des conférences ou des Églises, je suis souvent surpris de voir le peu de gens qui se donnent la peine de consulter leur Bible tout en m’écoutant. Que ce soit par paresse, par négligence ou pour une autre raison, ce n’est certainement pas une bonne habitude. Je n’ai aucune autorité par moi-même. Mon but n’est pas que les gens me croient simplement sur parole. Les chrétiens devraient toujours tout évaluer à l’épreuve de la parole de Dieu. Que nous soyons ceux qui enseignent ou ceux qui écoutent, nous devons avoir nos Bibles ouvertes à l’instar des Béréens.

Chaque jour, les Béréens examinaient les Écritures pour voir si l’Évangile de Paul était marqué du sceau de l’autorité divine. Ayant ainsi vérifié que ce qu’ils avaient entendu était conforme à l’Écriture, « beaucoup d’entre eux crurent donc » (v. 12). Les Béréens étaient plus nobles que les Thessaloniciens parce qu’ils faisaient preuve d’une soumission totale aux Écritures. Ils étaient prêts à accepter quelque chose de nouveau – dès lors qu’on pouvait l’étayer à partir des Écritures. Ils allaient même jusqu’à croire quelque chose de controversé – mais seulement si cela se fondait sur l’Écriture. Ils étaient prêts à suivre le Christ pour le restant de leurs jours, à condition que cela revienne à suivre les Écritures.

Ce passage montre parfaitement ce que signifie affirmer l’autorité de la Bible. Lorsqu’il est dit que les Béréens « examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était exact » (v. 11), cela sous-entend que si l’Écriture le disait, ils le croyaient. A contrario, s’ils ne parvenaient pas à vérifier que l’enseignement de Paul était bien confirmé par l’Écriture et cohérent avec elle, ils le rejetaient. La parole écrite de Dieu était leur autorité. C’était elle qui avait le dernier mot. Elle constituait la parole définitive : aucune autre parole ne serait nécessaire après elle, et ils ne croiraient aucune autre parole qui lui soit contraire.

 

 

 

 

 

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Guillaume Bourin est pasteur, professeur de théologie, et directeur des formations #Transmettre. Il est titulaire de deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary) et il vient de défendre avec succès sa thèse de doctorat en Ancien Testament (University of Aberdeen). Il est l'auteur du livre Je répandrai sur vous une eau pure : perspectives bibliques sur la régénération baptismale (2018, Éditions Impact Academia) et a contribué à plusieurs ouvrages collectifs. Guillaume est marié à Elodie. Ensemble, ils sont les heureux parents de Jules.