Trois leçons de mon congé sabbatique

Le 29 juin dernier, j’annonçais prendre un congé sabbatique de quelques mois pour terminer certains projets en cours et surtout prendre une pause nécessaire pour réfléchir à ma relation avec Dieu.  Je réfléchissais à une telle pause depuis de longs mois, mais c’est la période de confinement associée à certains évènements personnels douloureux qui m’ont aidé à franchir le pas. Et pour tout vous dire, ces trois mois loin du blogging et des réseaux sociaux m’ont été particulièrement bénéfiques.

J’aimerais, dans ce billet de reprise, vous faire part de trois réflexions personnelles au sortir de cette période particulière.

 

 

1- Attention à la tolérance du péché dans notre vie

Le confinement du premier semestre 2020 a été particulièrement difficile pour moi. D’une part, certains des traits de mon caractère que je préférerais parfois oublier ont de nouveau pointé le bout de leur nez –pas facile d’être enfermé avec un enfant en bas âge pendant de longues semaines ! D’autre part, quelques conséquences de certaines situations passées se sont manifestées, ce qui n’a arrangé ni ma vie spirituelle, ni ma santé émotionnelle.Même s’il n’y a rarement qu’une seule explication à ce genre de situations, on y retrouve toujours une forme de tolérance vis-à-vis du péché. Et je confesse, à titre personnel, avoir bien du ménage à faire dans ce domaine…

Il fut un temps où je me retirais régulièrement dans un lieu de silence en région parisienne dans le but de faire un « bilan spirituel » et de consacrer un temps significatif à la prière. Je ne me souviens pas d’une seule retraite de ce type où Dieu n’est pas intervenu pour me reprendre sur un ou plusieurs aspects particuliers de ma vie. Malheureusement, pour diverses raisons, j’ai cessé de consacrer le temps nécessaire à ces bilans, et je ne peux que constater les effets néfastes de cette négligence.

Si vous êtes comme moi et que vous avez eu tendance à délaisser cet aspect essentiel de la discipline spirituelle, souvenez-vous que les conséquences sont toujours fâcheuses, même quand elles ne sont pas immédiatement apparentes. Refuser de s’examiner régulièrement, en profondeur, et de manière intentionnelle, c’est s’exposer à la prolifération du péché dans nos vies. Et c’est la leçon principale que je retire de cette période sabbatique.

 

 

2- Le travail est un piège

Je crois que je n’ai jamais voulu accepter que le travail puisse devenir une idole. Oui, bien sûr, j’étais conscient des danger du « workaholism », Mais je ne me suis jamais vraiment senti concerné, même quand mes proches pointaient vers mes propres excès en la matière. L’apôtre Paul a travaillé plus que les autres, pensais-je (cf. 1 Co 15.10). Par conséquent, moi aussi je me donnerai tout entier à la tâche !

Chers amis, sans rentrer dans les détails, j’ai fini par ployer sous la montagne de responsabilités que j’ai volontairement accumulée sur mes épaules. Pire, le travail est devenu une fin en soi, un véritable dieu qu’il me fallait servir sans relâche jusqu’à épuisement. J’ai regardé le repos comme une forme de fainéantise coupable, et je me suis surpris à mépriser ceux qui ne parvenaient pas à soutenir mon rythme. Mon travail est devenu un piège, une occasion de chute, et je ne pouvais tout simplement pas continuer comme cela.

En concertation avec mon épouse et mes partenaires de redevabilité, j’ai mis en place plusieurs mesures qui ont immédiatement porté du fruit. Songez que je n’avais jamais réellement pris conscience, par exemple, de mon manque chronique de sommeil ! Ces mesures vont notamment avoir un impact très concret sur mon niveau de production de ressources pour Le Bon Combat.

 

 

 

3- L’importance d’une discipline de piété

Durant ces trois mois de congé sabbatique, nous avons mis en place une discipline de piété volontairement axée sur la prière. Le petit livre de Michael Reeves, Retrouver la joie de prier, m’a beaucoup influencé. Chaque matin, à l’heure où mon fils se réveille (toujours avant 5h30!), nous sommes trois à prendre part à un temps de prière d’environ trente minutes sur WhatsApp. Je me suis également joints à d’autres groupes de ce type qui se réunissent pour prier à différentes heures de la journée. Tous ces moments ponctuent ma journée et ont revigoré ma piété. Ils se sont révélés essentiels pour sortir du cycle de découragement et de tiédeur dans lequel j’étais tombé. Ils ont également révolutionné ma lecture des Saintes Ecritures d’une manière tout à fait inattendue.

Ces groupes WhatsApp de deux ou trois personnes se multiplient actuellement. Si vous voulez vous joindre à l’un d’entre eux, contactez-moi. 😃

 

 

 

 

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