« Tu peux être pardonné » – Un message de l’enfant qui ne naîtra pas à sa mère

 

Encore un incroyable extrait du livre de Mark Jones  Si je pouvais parler – Lettres d’un enfant à naître (Publications Chrétiennes, 2021. À commander ici). Je dois vous dire que je suis bouleversé par ce petit ouvrage :'(

Le premier extrait que j’avais partagé est à retrouver ici.

 

 

 

Chère Maman,

Tu peux être pardonnée.

Qu’un enfant soit âgé de deux jours, deux semaines, deux mois ou deux ans, lui enlever la vie est un meurtre. Nul ne peut le nier. Si l’on pouvait réunir tous les enfants à naître de la planète, et qu’ils pouvaient discuter tous ensemble lors d’une conférence internationale, ils rédigeraient immédiatement une déclaration affirmant qu’un avortement est un meurtre. Il faut l’avouer, de nos jours, il est très difficile de trouver des personnes qui ont exactement le même avis sur une question, mais dans ce cas-ci, je crois que même parmi des millions de représentants, nous pourrions obtenir un consensus.

Le relativisme moral est dangereux. Qu’est-ce qui pourrait empêcher un pays de rédiger une loi selon laquelle les parents peuvent légalement tuer leur enfant jusqu’à l’âge de cinq ans s’ils n’en sont pas satisfaits ? Jusqu’ici, notre boussole morale ne permet pas ce genre de barbarie, mais dans certains pays comme le Canada, il n’existe aucune loi qui protège les enfants à naître. Une mère peut décider de mettre fin à la vie d’un enfant, même quelques minutes avant sa naissance.

Si nous avons une notion de bien et de mal – l’idée selon laquelle le bien et le mal existent indépendamment des normes culturelles – alors que se passe-t-il si l’on se trompe ?

Beaucoup de gens font une distinction entre les bonnes et les mauvaises personnes. Cela sous-entend une certaine définition de ce qui est bien et mal. Quels sont les critères pour distinguer une bonne d’une mauvaise personne ? Où tracer la ligne entre les bons et les mauvais individus ? Cela peut sembler facile si on compare Hitler ou Staline à l’individu moyen, mais en réalité, la plupart des gens ont une vie plus complexe et il est difficile de déterminer s’ils sont bons ou mauvais.

Tout comme la science démontre que la vie humaine commence à la conception, et qu’il n’existe pas d’autre manière objective de déterminer à quel moment le fœtus devient une personne, il n’y a pas non plus de manière objective de déterminer si une personne est bonne ou mauvaise, excepté si c’est le grand Législateur qui prononce son jugement.

La Bible nous dit que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. J’imagine que c’est l’une des affirmations vérifiables de la Bible, c’est-à-dire que les êtres humains sont pécheurs. On affirme souvent que les autres sont dans l’erreur, ou méchants, voire fous… Il faut avoir une norme objective pour affirmer de telles choses.

La mauvaise nouvelle pour nous tous, c’est qu’aucun de nous ne vit une vie parfaite dans laquelle toutes ses pensées, ses paroles et ses actions sont parfaitement agréables à Dieu ou bénéfiques pour les autres. Dieu sait tout et voit tout ; il peut voir l’avenir mieux que nous ne pouvons voir ce qui s’est passé dans les dernières secondes. Il t’a entendue l’autre jour quand tu as lâché un juron envers ce conducteur trop lent, qui n’a pas tourné à gauche assez vite alors que le feu vert était sur le point de passer au orange.Il savait que tu allais le faire avant même que tu ne le fasses. Si ce n’était pas le cas, il ne serait pas Dieu.

Il y a une bonne nouvelle au sujet de Dieu : Dieu le Père a envoyé son Fils dans le monde, par le biais du ventre d’une femme, afin qu’il vive une vie moralement parfaite. Mais il est allé plus loin encore. Le Fils parfait de Dieu a souffert une mort atroce qu’il ne méritait pas, afin d’offrir le pardon à ceux qui reconnaissent qu’ils sont mauvais, et qu’ils ont besoin de pardon. Il a volontairement donné sa vie pour sauver son peuple.

La vérité, Maman, c’est que tu peux décider de m’avorter, ce qui serait un péché, mais si plus tard tu te repens et que tu demandes le pardon de Dieu pour tes péchés, il te pardonnera avec joie. Il pardonne à tous ceux qui le lui demandent. En te disant cela, je n’ai pas peur que tu aies bonne conscience si tu décides de m’avorter. Si tu es touchée par la vérité selon laquelle Christ a donné sa vie pour les pécheurs, alors tu répondras certainement à cette vérité de la manière dont Paul estime que les chrétiens devraient répondre :

« Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts ; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 Corinthiens 5.14,15).

Si nous croyons et acceptons que Jésus est mort pour nos péchés, alors nous ne vivrons plus pour nous-mêmes, mais pour Jésus, qui a accompli le geste ultime d’amour sacrificiel envers nous. Une telle attitude rendrait la décision de me garder très facile à prendre ! Son sacrifice pour nous, qui lui a coûté la vie mais qui nous donne la vie éternelle, nous pousse à accomplir de petits gestes d’amour sacrificiel pour les autres.

Le pardon est offert maintenant et gratuitement à tous ceux qui reconnaissent qu’ils vivent dans un monde où le bien et le mal existent, où Dieu seul détermine ce qui est bien et mal, et où Dieu a aussi offert une solution pour ceux qui ont fait du mal.

J’espère qu’un tel message d’amour et de pardon te donnera la paix que Jésus donne à ceux qui placent en lui leur confiance.

Tu peux être pardonnée.

Affectueusement, Zoé

 

 

 

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Guillaume Bourin est pasteur, professeur de théologie (SEMBEQ • FTE-Acadia • ITF), et directeur des formations #Transmettre. Docteur en théologie (University of Aberdeen, 2021), il est également titulaire de deux masters (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary). Guillaume est l'auteur du livre Je répandrai sur vous une eau pure : perspectives bibliques sur la régénération baptismale (2018, Éditions Impact Academia) et a contribué à plusieurs ouvrages collectifs. Son épouse et lui sont les heureux parents de Jules.