Oui, se rassembler en Eglise est une grâce !

Avec la crise de la Covid-19, avez-vous oublié combien le fait de se rassembler en communauté est une bénédiction profonde ? Ces paroles de Dietrich Bonhoeffer nous appellent à nous en souvenir :

Ainsi, dans la période qui va de la mort du Christ au dernier jour, si des chrétiens peuvent déjà vivre ici avec d’autres chrétiens dans une communauté visible, ce n’est en fait que par une sorte d’anticipation miséricordieuse des réalités dernières. C’est par la grâce de Dieu qu’une assemblée peut se réunir de manière visible dans ce monde autour de la Parole de Dieu et du sacrement.

Tous les chrétiens n’ont pas part à cette grâce. Les prisonniers, les malades, les isolés qui vivent dans la diaspora, les prédicateurs de l’Évangile en terre païenne sont seuls. Ils savent qu’une communauté visible est une grâce. Ils prient avec le psalmiste : « Je me laisse aller à évoquer le temps ou je passais la barrière, pour conduire jusqu’à la maison de Dieu, parmi les cris de joie et de louange, une multitude en fête » (Ps 42.5).

[Extrait de De la Vie communautaire et Le livre de prières de la Bible, Nouvelle édition traduite de l’allemand par Bernard Lauret avec la collaboration de Henry Mottu, Labor et Fides, Genève, 2007, p.24]

 

Souvenons-nous donc de cette grâce spéciale qu’est le rassemblement de nous-mêmes !

 

 

 

 

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Guillaume Bourin est pasteur de l'Église réformée baptiste de la Trinité, à Montréal (Québec, Canada). Il s'intéresse particulièrement à l'exégèse et à l'intertextualité de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Guillaume est titulaire de deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary, USA) et il est actuellement candidat au doctorat à l'Université d'Aberdeen (Ecosse).