Le but suprême de l’Église n’est pas la mission…

 

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Le but suprême de l’Église n’est pas la mission, mais l’adoration. Si la mission existe, c’est parce que l’adoration n’existe pas. Le but suprême est l’adoration, non pas la mission, car Dieu est suprême, non pas l’homme. Lorsque cette période de l’histoire arrivera à sa fin, et que d’innombrables millions de rachetés se prosterneront devant le trône de Dieu, la mission cessera. La mission est une nécessité temporaire ; l’adoration, en revanche, demeure éternellement31.
L’adoration est donc à la fois le moteur et l’objectif de la mission.

 

1. L’adoration est l’objectif de la mission

Celle-ci a, en effet, tout simplement pour but d’amener les nations à savourer un ardent plaisir dans la gloire de Dieu. L’objectif de la mission, c’est l’allégresse des peuples face à la grandeur de Dieu.

« L’Éternel règne : que la terre soit dans l’allégresse, que les îles nombreuses se réjouissent ! »
(Ps. 97 : 1).

« Ô Dieu, que les peuples te disent merci, que les peuples te remercient tous ensemble ! Que les nations se réjouissent et chantent leur joie »
(Ps. 67 : 4-5 – Parole de vie).

 

 

 

 

2. L’adoration est aussi le moteur de la mission.

La passion pour Dieu manifestée dans l’adoration précède l’annonce de Dieu faite à travers la prédication. On ne peut faire l’éloge de quelqu’un qui n’est pas précieux à nos yeux. Jamais un missionnaire ne s’écriera : « Que la terre soit dans l’allégresse ! » s’il n’est pas capable de déclarer de tout son cœur : « Je veux me réjouir en l’Éternel. […] Je ferai de toi le sujet de ma joie et de mon allégresse, je chanterai ton nom, Dieu Très-Haut » (Ps. 104 : 34 ; 9 : 3).

La mission prend naissance et trouve son aboutissement dans l’adoration.

La recherche de la gloire de Dieu doit avoir la primauté sur celle de l’intérêt de l’homme dans les sentiments du cœur et les priorités de l’Église. Dans le cas contraire, l’homme ne sera pas correctement servi et Dieu ne sera pas honoré comme il le mérite. Je ne plaide pas en faveur de la réduction de la place de la mission, mais plutôt pour l’augmentation de la place de Dieu. Lorsque la flamme de l’adoration sera alimentée par la vision juste du seul vrai Dieu, la lumière de la mission se répandra jusque chez les peuples qui vivent dans l’obscurité la plus noire de la terre.

Et vivement que ce jour arrive !

Si notre amour pour Dieu manque de passion, notre zèle pour la mission manquera lui aussi de vigueur. Une Église qui n’est pas centrée sur l’exaltation de la majesté et de la beauté de Dieu aura du mal à susciter un ardent désir de « [raconter] sa gloire parmi les nations » (Ps. 96 : 3).

Même les gens de l’extérieur perçoivent l’écart entre notre ambition audacieuse de répandre notre message à travers toutes les nations et la fadeur de notre engagement envers Dieu. »

 

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Guillaume Bourin est pasteur, professeur de théologie, et directeur des formations #Transmettre. Il est titulaire de deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary) et il vient de défendre avec succès sa thèse de doctorat en Ancien Testament (University of Aberdeen). Il est l'auteur du livre Je répandrai sur vous une eau pure : perspectives bibliques sur la régénération baptismale (2018, Éditions Impact Academia) et a contribué à plusieurs ouvrages collectifs. Guillaume est marié à Elodie. Ensemble, ils sont les heureux parents de Jules.